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Poème : Il patinait merveilleusement

Il patinait merveilleusement,
S'élançant, qu'impétueusement !
R'arrivant si joliment vraiment.

Fin comme une grande jeune fille,
Brillant, vif et fort, telle une aiguille,
La souplesse, l'élan d'une anguille.

Des jeux d'optique prestigieux,
Un tourment délicieux des yeux,
Un éclair qui serait gracieux.

Parfois il restait comme invisible,
Vitesse en route vers une cible
Si lointaine, elle-même invisible...

Invisible de même aujourd'hui.
Que sera-t-il advenu de lui ?
Que sera-t-il advenu de lui ?

Paul Verlaine, Amour (1888)